Pour le retour, un type du bar accepte de me redescendre au gîte. Mon dieu :les gens sont chics !
Et là, difficilement explicable ce bonheur de s'assoir dans un gros 4x4 qui sent bon le cuir et le plastique. C'est la classe ;tu te déplaces sans effort. Ça va tout seul. En plus une sublime chanson de mon ami Johnny. Le bonheur quoi !
Heureux, mes vapeurs de gamay et moi, on remonte dans le gîte.
..


Je vais m'offrir une andouillettes ;c'est ça aussi d'être pellerin.

Ça y est je suis devant un gamay des côtes rouannaises. Victoire !

Putain, je suis douché et habillé propre. Mais faut que je me tape 1km pour aller au restau. Et moi, bobo pieds.....
Je demande à la jeune dame de l'office de tourisme qui côtoie le gîte, si elle veut bien, à la fermeture de son office, m'emmener au village..
On passe devant des maisons de pauvres.



Magique :je suis à nouveau entouré de vignes.
La côte Roannaise. C'est un gamay, qui n'a pas souffert du phyloxera. Et c'est les greffons de ces vignes qui ont servi à la reimplantation (ça se dit ça ?) des vignes du beaujolais.



Mon sac à dos et moi, traversons un joli village fortifié :St-Haon-le-Chatel.


C'est parti avec du brouillard.


Dimanche 29 avril
Je suis bien dans mon sac de couchage, bien au chaud. Je me sent à l'abri de tout dans ce clocher. 7h,j'ai pas envie de me lever ;donc je me lève. J'ai pas envie de me taper un petit dej merdique ;donc je fais chauffer de l'eau. Etc.
Dehors, que du brouillard, super.
Je range l'espace et m'attaque au sac à dos. Super, bien rangé, "il se ferme facile. " dit le couillon qui a encore ses birkenstock aux pieds. Et on ouvre son sac. Et on remet tout en place. Bon, préparons le porte monnaie pour passer par le boulanger. Putain de putain, je le trouve pas à sa place habituelle. Le même couillon sort tout de son sac, le trouve, et range une fois de plus son sac.
Une journée glauque s'annonce !
Je positive;met mes chaussures et là, reputain de putain, je casse mon lacet.
Pas facile de remettre un lacet dé zingué dans des petits œillets avec une fourchette. Ouf, me voilà parti. Je suis néanmoins inquiet pour la journée.

